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November 21 Les personnes âgées victimes de surprescription de médicaments psychiatriquesCOMMUNIQUÉ - POUR PUBLICATION IMMÉDIATE : 21 novembre 2007
CONTACT: DENIS CÔTÉ, COMMISSION DES CITOYENS POUR LES DROITS DE L'HOMME POUR UNE ENTREVUE AVEC DENIS CÔTÉ: (418) 802-5462 COURRIEL: info@droitshumains.ca SITE INTERNET: www.droitshumains.ca La mort comme effet secondaire
Les personnes âgées victimes de surprescription de médicaments psychiatriques La prescription « off label » (qui n'est pas approuvée officiellement) de médicaments psychiatriques continue de susciter beaucoup de controverses dans les milieux médicaux et est également au cœur de poursuites individuelles et gouvernementales contre les compagnies pharmaceutiques, aux États-Unis en particulier. Le Dr. David Graham, par qui le scandale du Vioxx était arrivé, dénonce maintenant les prescriptions abusives de médicaments psychiatriques destinés en particulier aux personnes âgées. De retour il y quelques mois devant un comité du Congrès américain, il a alors témoigné que le Zyprexa et les autres antipsychotiques (comme le Seroquel, le Risperdal et autres) tuaient environ 15,000 résidents de centres pour personnes âgées chaque année, aux États-Unis seulement. Déjà en avril 2005, la FDA (l'équivalent de Santé Canada aux États-Unis) avait analysé les données de 17 études cliniques sur quatre médicaments antipsychotiques et découvert que le taux de mortalité chez les patients âgés atteint de démence et traités au moyen d'antipsychotique était de 1.6 à 1.7 fois plus élevé que ceux ayant pris un placebo. La cause habituelle des décès était l'arrêt cardiaque ou la pneumonie. Puis en avril de cette année, une nouvelle étude rendue publique au Royaume-Uni révéla aussi que les médicaments antipsychotiques avaient un lien avec l'accroissement significatif du taux de mortalité chez les personnes âgées. L'étude financée par la Société de recherche sur l'Alzeimer du Royaume-Uni avait découvert que seulement un tiers des patients prenant des antipsychotiques étaient encore en vie après trois ans comparé aux deux tiers chez les patients prenant un placebo. L'étude révélait également que les antipsychotiques, utilisés pour endormir et contrôler les personnes âgées, étaient associés à une détérioration significative du fonctionnement mental et des contrôles moteur de l'élocution. En dépit des dangers importants reliés à la prescription d'antipsychotiques, la vente de ces médicaments continue de s'accroître à un rythme soutenu rapportant à leurs fabricants plus de 13 milliards de dollars annuellement. Les prescriptions « off-label » Le Seroquel, le Zyprexa et le Risperdal sont les meilleurs vendeurs d'une catégorie de médicament appelée antipsychotique atypique. Approuvés par la FDA dans les années 1990, ils ont été mis en marché comme étant une amélioration majeure par rapport aux anciens antipsychotiques. Ces anciens médicaments antipsychotiques comme le Haldol et la Thorazine étaient considérés comme une "camisole de force chimique", transformant souvent les patients en zombies et causant la dyskinésie tardive, un dommage irréversible au système nerveux occasionnant des tremblements et des tics faciaux involontaires. Ces antipsychotiques causaient aussi une réaction toxique fatale connue sous le nom de syndrome malin neuroleptique. On estime qu’ils ont tué 100,000 Américains. Il a fallu 20 ans avant que l’APA (Association Psychiatrique Américaine) n’émette à ses membres une lettre d’avertissement en 1985 , et ce seulement après que plusieurs poursuites légales hautement publicisées n’aient eu lieu. Il faut noter que ces médicaments sont encore prescrits de nos jours. Alors que les nouveaux antipsychotiques n'ont été approuvés que pour le trouble bipolaire et la schizophrénie, des troubles psychiatriques qui n'affectent que 1 pourcent de tous les adultes, ils sont maintenant prescrits pour toute sorte de raisons en particulier aux personnes âgées et même aux enfants. Ces prescriptions off-label sont d'ailleurs présentement au cœur de multiples poursuites majeures contre leurs fabricants, ceux-ci étant accusés d'avoir violé la loi en amenant leurs représentants des ventes à mousser l'utilisation off-label de ces médicaments aux médecins. De meilleures alternatives existent Les problèmes moteurs, cognitifs et de comportement vécus par les personnes âgées sont les raisons principales pourquoi on les retrouve dans des maisons ou des centres de soins spécialisés. Parce que les médicaments antipsychotiques constituent une voie facile pour contrôler chimiquement les mauvais comportements des personnes âgées, ils sont abondamment utilisés donnant l’impression qu’ils sont « efficaces ». Toutefois, lorsqu’on prend conscience à quel point ces médicaments détériorent en réalité les facultés mentales et physiques des gens, on ne peut que s’étonner de constater l’absence quasi-complète de débat sur le sujet et le manque de volonté de rechercher de meilleures alternatives. Pourtant celles-ci existent comme le rapporte le journaliste d'enquête Kris Hundley du St-Petersburg Times qui écrivait en fin de semaine que le Dr. Louis Mudannayake du Centre de Santé Cobble Hill de Brooklyn a mis sur pied une équipe de pharmaciens, de travailleurs sociaux et de thérapeutes en loisirs qui obtiennent des résultats remarquables. Près de 40 pourcent des patients ont cessé toute prise de médicaments et 75 pourcent de ceux qui continuent d'en prendre ont vu leur dose diminuée. « Nous avons établi un changement culturel. C'est ce qui est requis pour réduire les chiffres, » a déclaré Mudannayake qui a ajouté que les hospitalisations psychiatriques n'avaient pas augmenté alors que la médication diminuait. « Il y aura toujours des médecins qui diront qu'il n'y a rien d'autre que les antipsychotiques atypiques, et je suis d'accord qu'il existe une petite minorité de patients chez qui vous devez utiliser ces médicaments. Mais pas au niveau où ils sont prescrits actuellement. » La Commission des citoyens pour les droits de l’homme (CCDH) dénonce depuis plus de 35 ans les diagnostics non scientifiques et les traitements dégradants de la psychiatrie. « Chaque traitement proposé par la psychiatrie a toujours été présenté comme une solution miracle. Tour à tour l’électrochoc, la lobotomie et les drogues psychotropes ont été vantées comme étant sans danger et bénéfiques. On sait maintenant que la psychiatrie n’a jamais guéri une seule personne et que ses traitements ont en réalité réduit la durée et la qualité de vie des patients », a déclaré Denis Côté, porte-parole de la CCDH de Québec. Toute personne qui croit avoir été lésé ou empiré par des traitements psychiatriques peut communiquer avec la CCDH pour recevoir de l’aide. Téléphone : (418) 529-2267. Site web : www.droitshumains.ca. November 07 L'Église de Scientologie reconnue en tant que religion en EspagneL’EGLISE DE SCIENTOLOGIE RECONNUE
EN TANT QUE RELIGION EN ESPAGNE
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