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    May 20

    Un psychiatre dénonce sa propre profession à cause de conflits d'intérêts

     

    COMMUNIQUÉ -  POUR PUBLICATION IMMÉDIATE :15 mai 2007
    CONTACT: DENIS CÔTÉ,
    COMMISSIONDES CITOYENS POUR LES DROITS DE L'HOMME

    TÉLÉPHONE
    : (418)802-5462 COURRIEL: info@droitshumains.ca SITEINTERNET: www.droitshumains.ca

    Un psychiatre dénonce sa propre profession à cause deconflits d'intérêts

    Alors que les révélations s'accumulent sur les liens financiers profondément tissés entre les praticiens de santé mentale et l'industrie pharmaceutique, un autre dénonciateur s'est levé, en la personne du psychiatre Daniel J. Carlat qui vient de déclarer au Boston Globe que "notre domaine [la psychiatrie] est globalement en train d'être absolument et entièrement achetée par les compagnies pharmaceutiques: ceci comprend les diagnostics, les conseils de traitements et les rencontres nationales." Le Dr. Jerome P. Kassirer, un professeur de l'Université Tufts et l'auteur de "Prêt à se faire acheter, Comment la complicité de la médecine avec les grandes entreprises peut mettre en péril votre santé," en a rajouté en déclarant que, "les psychiatres font partie d'une des spécialités médicales qui est la plus en conflit."

    Ces accusations sont appuyées par un article paru dans le New York Times en mars dernier qui examinait les conflits d'intérêt financier chez les médecins du Minnesota. L'enquête du New York Times révélait que les psychiatres de cet état avaient reçu plus d'argent de la part de compagnies pharmaceutiques que n'importe quelle autre spécialité médicale - 6.7$ milliards provenant de l'industrie pharmaceutique entre 1997 et 2005. De plus, sept des huit derniers présidents de la Société Psychiatrique du Minnesota ont agi à titre de consultants pour les fabricants de médicaments.

    Une étude de 2006 publiée dans le Journal Psychothérapie et Psychosomatiques avait aussi déterminé que:

    - Une majorité (56%) des membres du comité responsable des révisions apportées au DSM (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, la bible de facturation de la psychiatrie) avaient au moins un lien financier avec les compagnies pharmaceutiques.

    - 100% des membres du comité responsable des "Troubles émotionnels" et de "La schizophrénie et autres troubles psychotiques" (pour lesquels les antidépresseurs et les antipsychotiques sont prescrits) avaient des liens financiers avec les compagnies pharmaceutiques.

    Commentant cette étude, le professeur de psychiatrie de UCLA (Université de la Californie à Los Angeles), le Dr. Irwin Savodnik,avait dit, "Le vocabulaire même de la psychiatrie est maintenant défin ià tous les niveaux par l'industrie pharmaceutique."

    Le DSM a aussi été critiqué parce que, contrairement à la médecine, il n'existe aucun test physique qui peut prouver l'existence de n'importequel trouble mental mentionné dans le manuel du DSM. En dépit du fait que les diagnostics psychiatriques sont entièrement subjectifs, les psychiatres s'en servent pour justifier la prescription de médicaments puissants qui altèrent les fonctions mentales normales. Les ventes de médicaments psychotropes qui comprennent les stimulants, les antipsychotiques et les antidépresseurs, dépassent maintenant les 80$ milliards annuellement.

    La Commission des citoyens pour les droits de l'homme (CCDH) réclame depuis des dizaines d'années une commission d'enquête publique sur les conflits d'intérêt entre les organisations psychiatriques et les compagnies pharmaceutiques ainsi que sur l'efficacité réelle de ses traitements. Selon Denis Côté, le président du bureau de Québec de laCCDH, "Au Québec particulièrement, la psychiatrie a un passé caché d'expérimentations criminelles commises contre des milliers d'enfants et d'adultes, un passé qu'elle réussit encore à cacher à la population en général et aux médecins non psychiatres en particulier. La triste histoire des milliers d'Orphelins de Duplessis étiquetés comme étant 'débilesmentaux' et soumis à des traitements psychiatriques cruels et inhumainscomme les électrochocs et les drogues expérimentales est un exemple. Une autre histoire tout autant pathétique se passe en 2007. C'est celle des milliers d'enfants et d'adolescents qui sont sous le contrôle de la DPJ et qui sont enfermés dans une camisole de force chimique au moyen de cocktails puissants de différents médicaments psychiatriques administrés en même temps. Ces jeunes ne sont pas aidés, ils sont étiquetés et transformés en zombie. Ils sont trahis. Environ 50% de ces jeunes sont contraints de prendre plus d'une drogue psychiatrique en même temps."

    La CCDH invite la population à communiquer avec elle pour tout cas de mauvais traitement, diagnostics frauduleux, effets secondaires dangereux à des médicaments ou autres manquements à l'éthique professionnelle commis par des intervenants en santé mentale. Nous vous invitons à consulter le site de la CCDH (
    www.droitshumains.ca), à vous informer et à agir. Communiquez au (418) 529-2267
     









    May 09

    L'électrochoc, thérapie ou brutalité inhumaine

     

    COMMUNIQUÉ -  POUR PUBLICATION IMMÉDIATE :9 mai 2007
    CONTACT: LOUISE CHENEL,
    COMMISSION DES CITOYENS POUR LES DROITS DE L'HOMME

    POUR UNE ENTREVUE AVECDENIS CÔTÉ: (418) 802-5462 COURRIEL: info@droitshumains.ca SITE INTERNET: www.droitshumains.ca

    L'électrochoc, thérapie ou brutalité inhumaine?

    Le Journal de Montréal publiait hier la plainte d'un homme qui a tenté de se suicider après avoir reçu des électrochocs. L'homme blâme les électrochocs qu'il a subis à l'Hôpital Douglas de Montréal pour les problèmes d'acouphènes (bourdonnement, sifflement dans l'oreille) et les maux detête dont il souffre constamment. LeJournal rapporte également les propos d'un psychiatre de Douglas,spécialisé en électrochocs, qui affirme que l'électrochoc  "est un succès pour 80% des patients."

    Alors que la majorité de la population croit que les électrochocs ont été bannis, leur utilisation s'est au contraire accrue au cours des dernières années, au Canada et aux États-Unis en particulier. Selon Denis Côté de la Commission des citoyens pour les droits de l'homme deQuébec (CCDH), "L'utilisation des électrochocs est directement reliée aux revenus importants qu'ils permettent de générer." Il explique que,"Aux États-Unis, les électrochocs constituent un très gros business, plus de 5$ milliards de revenus annuellement, pour l'industrie psychiatrique. En Californie, le pourcentage des gens de 65 ans et plusqui reçoivent des électrochocs est passé de 28% à 53% entre 1977 et1988. La raison est simple: les psychiatres ne peuvent habituellement pas facturer les compagnies d'assurance pour des électrochocs donnés à des patients de moins de 65 ans. En Colombie-Britannique, le nombre d'électrochocs a atteint un sommet en 2000 lorsque les psychiatres ont obtenu une augmentation du tarif à $70.66, chaque fois qu'ils'tournaient le bouton'."

    Aux États-Unis, une série habituelle d'électrochocs pour un patient hospitalisé coûte entre $50,000 et $75,000. Les psychiatres qui se spécialisent dans les électrochocs gagnent souvent de $300,000 à $500,000 par année, revenus considérablement supérieurs à ceux de l'ensemble des psychiatres.

    Les électrochocs détruisent la vie des patients

    Les psychiatres justifient l'utilisation des électrochocs en disant qu'ils permettent d'éviter les suicides. Les statistiques et les faits disent pourtant le contraire. Par exemple, entre 1975 et 1980, les électrochocs ont diminué de 46% aux États-Unis. Si les psychiatres avaient dit vrai, on aurait alors dû constater une hausse du nombre de suicides mais le contraire fut observé. Le nombre de suicides diminua également. De plus, alors qu'il est connu que davantage d'hommes que de femmes se suicident, les psychiatres administrent deux fois plus d'électrochocs aux femmes qu'aux hommes.

    Les psychiatres constituent également la profession où l'on retrouve un des plus hauts taux de suicide, de 3 à 5 fois supérieur au taux de suicide moyen de la population en général. Pourtant, malgré des recherches exhaustives, il n'a jamais été découvert un seul psychiatre ayant accepté de recevoir des électrochocs.

    Au mois d'avril 2007, une étude américaine détaillée de 347 patients à qui on avait fait subir diverses formes d'électrochocs a été rendue publique et a, une nouvelle fois, montré que les électrochocs créent des dommages et des dysfonctions permanentes au cerveau. Ils détruisent la mémoire et les fonctions cognitives des patients.

    Selon le Dr. Peter Breggin, un psychiatre farouchement opposé aux traitements barbares encore utilisées en psychiatrie, "
    L'électrochoc est au mieux un très mauvais échange - des dommages et des dysfonctions mentales potentiellement irréversibles contre de la docilité et des émotions temporairement engourdies ou de l'euphorie qui résultent du dommage [causé au cerveau]."

    L'électrochoc: un traitement inhumain et sadique

    Lorsqu'on comprend ce qu'est un électrochoc et ce qu'il cause il devient très facile de comprendre pourquoi les psychiatres qui en prescrivent à d'autres refusent totalement d'en recevoir eux-mêmes.

    1. On injecte au patient un anesthésique pour éviter  la douleur et un myorelaxant pour empêcher les contractions musculaires et éviter les fractures de la colonne.
    2. Des électrodes  sont placées sur les tempes bilatéralement (d'un côté du cerveau à l'autre) ou unilatéralement  (d'avant en arrière de la tête sur un seul côté du cerveau).
    3. Un baillon en caoutchouc est mis dans la bouche du patient pour éviter que les dents se cassent ou qu'il  se morde la langue.
    4. Un courant électrique de 180 à 480 volts est envoyé directement à travers le cerveau.
    5. Pour répondre à la demande en oxygène du cerveau, le flux sanguin peut augmenter jusqu'à 400%. La  pression sanguine peut augmenter de 200%. Dans des conditions normales, une barrière sang-cerveau préserve les tissus du cerveau des toxines dangereuses et  des substances étrangères. Lors d'électrochocs, les substances nocives  "coulent" des vaisseaux sanguins vers les tissus du cerveau, provoquant des congestions. Des cellules nerveuses meurent. L'activité cellulaire est modifiée.  La physiologie du cerveau est altérée.
    6. Il en résulte des  pertes de mémoire, de la confusion, une perte de l'orientation dans le temps  et l'espace et même la mort.
    7. La plupart des patients reçoivent un total  de 6 à 12 électrochocs,à raison d'un par jour, trois fois par  semaine. 

    La Commission des Citoyens pour les Droits de l'Homme a  été établi en 1969 par l'Eglise de Scientologie afin d'enquêter et dévoiler  les violations psychiatriques des droits humains. Si vous avez subi des dommages à cause de "traitements" psychiatriques, veuillez appeler la Commission des Citoyens pour les droits de l'Homme au (418) 529-2267.Pour en savoir plus sur le traitement barbare que constitue l'électrochoc, lisez la publication officielle de la CCDH sur le sujet:
    http://www.droitshumains.ca/brutalite.htm